Résidence de création

 

Du 11 au 19 septembre 2017 au Théâtre Le Hangar et au Théâtre Garonne – Toulouse.

 

« Des rencontres peuvent avoir des caractères différents. Un type de rencontre est pour moi celui de deux sensibilités qui s’attirent sans aucun effort. Dans ce cas l’entente est possible sans mots. L’Un se sent compris par l’Autre. »

                                                                                                                                Lisa Como

 

Objectifs de la résidence

 

  • Permettre la rencontre sur le plateau entre deux personnes, danseuse et metteure en scène
  • Aborder la transformation, les cycles, la féminité au travers d’un cadre dramaturgique posé par le Stabat Mater de Vivaldi
  • Danser une œuvre musicale, la transmettre par le corps au spectateur

 

Antonia est danseuse expérimentée et elle enseigne son métier. Sa danse gagne en précision et en présence grâce à la technique Alexander qu’elle sait mettre au profit de son art.

Lisa est metteure en scène en formation à la Manufacture de Lausanne en Suisse. Auparavant elle a suivi la formation d’acteur du Hangar à Toulouse, le théâtre où Antonia donne des cours de danse.

 

La rencontre se fait entre ces deux femmes aux âges et origines différents. Chacune observe sa vie, son corps, sa place dans la société à l’échelle du temps, sa féminité et toutes les deux sont impressionnées par les transformations qu’elles traversent.

 

Antonia et Lisa ont choisi le Stabat Mater de Vivaldi comme motif de rencontre. Elles cherchent à s’inspirer de l’œuvre musicale en tant que cadre dramaturgique. Comment vont elles danser la composition ? Et surtout comment arrivent-elles à faire ressurgir par leur corps ce qui les touche lors de l’écoute du Stabat Mater ?

 

Le Stabat Mater dolorosa est une séquence composée au treizième siècle pour évoquer la souffrance de Marie lors de la crucifixion du Christ. Traduit du latin, Stabat Mater veut dire « La Mère se tenait debout ». L’œuvre évoque la compassion des croyants pour la mère souffrante et exprime leur envie profonde de s’identifier aux douleurs de la Mère.

 

Antonio Vivaldi fait une interprétation du Stabat Mater en neuf parties en adaptant certaines strophes des vingt tercets. La construction de son œuvre repose notamment sur la répétition des trois premières strophes, suivies de deux variations ainsi qu’un Amen final. La composition se caractérise par des motifs fluides et sensibles et des accompagnements réguliers de cordes et d’orgue. Les morceaux les plus connus sont le Stabat Mater et le Eja Mater.

 

 

Avec :   Antonia Pons Capo – Lisa Como

Mise en scène :   Lisa Como

Regard extérieur :   Guillaume Buffard

 

 

Inspirations

 

Enregistrements du Stabat Mater de Vivaldi

Contre-alto Sara Mingardo / direction Rinaldo Alessandrini

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Contre-alto et direction Nathalie Stutzmann / Orfeo 55

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Lectures

Avoir un corps / Brigitte Giraud

Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.

Stabat Mater / Tiziano Scarpa

Cecilia, la narratrice, est orpheline. Elle a été abandonnée à sa naissance et recueillie par l’hospice de la Pietà, à Venise. Chaque jour, masquée et dérobée au regard du public, Cecilia joue du violon. Dans cet univers confiné, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis que chaque nuit elle parle et écrit à cette mère inconnue dont l’absence la fait cruellement souffrir. L’année de ses seize ans, un nouveau professeur de musique vient remplacer le vieil abbé qui officiait auparavant : un jeune prêtre aux cheveux roux, Antonio Vivaldi.

 

Peinture

Otto teste di donne / Bartolo Di Fredi

 

 

Deux projets de théâtre sont également sources d’inspiration pour le travail d’Antonia et Lisa :

Pour la rencontre entre metteure en scène et danseuse expérimentée :

Coproduction / Cesar Vayssié

Ni danseur ni chorégraphe César Vayssié propose un duo improvisé à des chorégraphes / interprètes / performeurs de la scène contemporaine. A partir de cette situation préméditée, le duo engage sans fiction les gestes d’une hypothèse esthétique de cette relation inopinée.

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Pour la place d’une œuvre de Vivaldi dans une mise en scène contemporaine :

We don’t speak to be understood / Pieter Ampe et Benjamin Verdonck

Pieter Ampe et Benjamin Verdonck ont en commun une prédilection pour le burlesque à la Buster Keaton et pour l’absurde élevé au rang du savoir-vivre. Chanteurs, danseurs, machinistes ou parfois simples accessoires de ce spectacle farfelu, ils se mesurent ici au défilé des Quatre saisons de Vivaldi, qui sont autant d’occasions pour eux de porter au point le plus extrême un chaos réglé avec une minutie maniaque. Les actions les plus simples deviennent des ratages grandioses, la scène se transforme peu à peu en gigantesque foutoir, et tandis que le sol se dérobe sous les pieds des deux clowns pince-sans-rire, une inébranlable mélancolie se glisse dans les rires du public : la vie est un naufrage joyeux. Ces deux-là « ne parlent pas pour être compris ». D’ailleurs, ils ne parlent pas du tout. Mais n’ont pourtant aucun mal à se faire comprendre… 

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